NEWSLETTER N°11 – AVRIL 2017

Editorial

Le monde est tel que vous le pensez

« Le monde est tel que vous le pensez » constitue le premier principe de la Huna, directement issu de la pensée hawaïenne. Il est étonnant de constater que ce principe ancestral rejoint parfaitement les dernières découvertes de la physique quantique. Car la science moderne nous apprend que l’univers est un immense champ de potentiels, pratiquement infini. Nous, avec notre pensée, nous attirons vers nous, c’est-à-dire dans notre vie, le potentiel qui correspond.

Ainsi, notre pensée construit à chaque instant, le monde, l’environnement, les situations qui constituent notre existence. Mais malheureusement nous n’en avons pas conscience, préférant accuser les autres, le mauvais sort, voire même Dieu, des malheurs qui nous arrivent. Nous attendons aussi que les solutions viennent de l’extérieur : du patron, du conjoint(e), d’un crédit, d’une opportunité… ce qui peut ne jamais arriver. Nous laissons ainsi passer le temps, nous laissons ainsi passer notre existence, en remettant notre pouvoir aux autres.

Or, c’est nous qui détenons le pouvoir sur notre vie. Personne d’autre. Ceci constitue notre bien le plus précieux. Il convient de le garder jalousement et de ne surtout pas le donner à une autre personne que ce soit son conjoint(e), un patron ou un gouvernement. Car nous sommes libre depuis le jour de notre naissance, et de ce fait, nous sommes les seuls responsables de notre destinée.

Ainsi, observez toujours vos pensées. Mettez-y que du positif, de la compassion et de l’amour, que ce soit pour vous-même ou pour les autres. Vous n’attirerez à vous que du bonheur. Et si malgré tout, une situation fâcheuse survenait, rappelez-vous que c’est une de vos pensées (un programme) généralement inconsciente qui en est l’auteur. Il convient alors de la transmuter en une mémoire positive avec « Ho’oponopono Nouveau » pour transformer cette épreuve en outil d’évolution bénéfique pour vous.

Donc soyez attentif à vos pensées. Et si une pensée négative vous arrive, effacez-la immédiatement en émettant une pensée positive. C’est aussi simple que cela.

Le monde du visible

« Le pauvre n’est pas celui qui a peu, mais celui qui veut toujours plus »Sénèque

Apprendre à vivre

 Je viens de lire un livre de Sénèque (4 avant JC et 65 après JC) : « Apprendre à vivre – choix de lettres à Lucilius » (éditions Arléa) dont je vous conseille la lecture. Il traite des différents aspects de l’existence pour y donner des conseils permettant à chacun de demeurer dans son être et sur sa route.

Je reste confondu d’admiration par toutes les connaissances que ces philosophes antiques avaient déjà mises en évidence en ces temps reculés. Je le savais déjà grâce à d’autres auteurs classiques. Mais là, Sénèque fait une synthèse extrêmement intéressante. Il le dit avec ses mots mais nous comprenons sans peine sa vision de l’existence. Elle est puissante, acérée, pertinente et tellement proche de celle que nous tentons de développer.

Or aujourd’hui, nous croyons – prétentieusement – les découvrir alors que tout est déjà écrit par nos prédécesseurs. Une belle leçon d’humilité nous est ainsi donnée là, à nous qui pensons percevoir des nouveautés fort de nos connaissances scientifiques présentes.

Dans cette newsletter, je cite un certain nombre de pensées issues de ce livre pour vous montrer le talent de cet homme, auteur également de célèbres œuvres tragiques comme Phèdre, Œdipe et Médée.

« On est à plaindre non pas de recevoir tel ou tel ordre mais de l’exécuter à son corps défendant ». Sénèque

Des malades heureux

Des scientifiques suisses ont réussi à communiquer pour la première fois avec des personnes totalement paralysées (maladie de Charcot ou Sclérose latérale amyotrophique). Cette prouesse a été rendue possible grâce à la création d’une interface entre le cerveau des malades et un ordinateur. Ainsi, les chercheurs ont ainsi pu mesurer le niveau d’oxygène du système nerveux, ce qui leur a permis de savoir si les patients répondaient « oui » ou « non » à leurs questions.

Fait remarquable, les quatre patients étudiés ont répondu « oui » à plusieurs reprises sur une période de plusieurs semaines, à la question « êtes-vous heureux ? »

Cette expérience – très limitée pour le moment – ouvre la porte à deux voies remarquables. La première est qu’il est possible de communiquer avec ces personnes complétement incapables du moindre geste, fusse un simple clignement de paupière. Mais aussi, le fait qu’ils se déclarent heureux, ouvre aussi des perspectives remarquables et rassurantes sur cette vie végétative que nous avons tous tendance à considérer comme terrible, voire insupportable.

« Le sage regarde en toutes choses, non le résultat, mais la décision qu’il a prise ». Sénèque

Exercices pour les déprimés

Lorsque nous vivons un choc émotionnel douloureux, tout comme lorsque nous sommes déprimé, nous avons tendance à nous recentrer sur nous-même… à ne plus penser qu’à nous… à nous focaliser sur notre problème que nous ressassons à l’infini. Nous le tournons et retournons sans cesse dans notre tête. Or, à chaque tour, il grossit encore un peu plus.

La première chose à faire est de parler de notre souci, de notre souffrance avec une personne de confiance : son conjoint(e), un ami, un membre de sa famille, un psychologue… Car cela va permettre tout d’abord de le vider d’un peu de sa charge émotive. Mais aussi, cette verbalisation va nous obliger à le remettre à sa juste place. Il sera toujours important certes, mais sans doute pas autant que nous l’imaginions !

De plus, lorsque nous sommes dans cet état psychologique, nous ne regardons pas ce qui se passe autour de nous. Il peut s’y trouver les plus grandes beautés de la Terre que nous ne les verrions même pas. Mais aussi, nous sommes dans l’attente de l’attention des autres, de leur présence, de leur amour… Mais les proches l’envoient à leur manière et pas forcément comme nous l’espérions. Aussi n’en tenons-nous pas compte !

Quoiqu’il en soit au lieu d’attendre que l’amour vienne à nous… et si nous faisions l’inverse… et si nous, nous envoyions de l’amour aux autres comme cela gratuitement. Nous inverserions le mouvement, de centripète et passif (tourné vers nous-même) nous le transformerions en centrifuge et actif (tourné vers les autres). Il est alors important de goûter ce moment, de ressentir cet amour qui émane de notre cœur et d’apprécier ce bonheur qui emplit notre être. C’est alors que le miracle se produit : les autres se mettent à nous prendre en considération et nous envoient à leur tour leur attention, leur compassion et leur amour. Car c’est en donnant que l’on reçoit.

« Ne pas succomber à l’adversité, ne pas se fier à la prospérité, ne jamais perdre de vue les caprices de la fortune. Les maux sont plus légers d’avoir été prévus ». Sénèque

Les jambes lourdes

 Avec les premières chaleurs apparaissent aussi les premières jambes lourdes et fatiguées.

Pour vous soulager le soir après une journée fatigante, pensez à vous passer les jambes sous une douche fraiche, puis à vous allonger les jambes en l’air le plus à la verticale possible, talons en appui contre un mur. Demeurez ainsi quelques minutes tout en massant vos jambes à l’aide d’un gel veinotonique frais (contenant par exemple des plantes ou des huiles essentielles de menthe et de cyprès), en commençant par les pieds puis en remontant doucement vers les mollets, les cuisses et les aines afin de chasser le sang veineux stagnant dans les jambes. Après quelques minutes de massage, il convient de demeurer un instant les jambes allongées à l’horizontale avant de se remettre debout doucement.

Ensuite, il est conseillé de prendre tous les jours, un phlébotonique comme le Daflon®, le Ginkor fort® ou le Cyclo 3® qui ont démontré leur efficacité sur les jambes lourdes. Personnellement, je leur préfère les plantes (bio). Ainsi, pour :

  • tonifier les veines, il y a l’hamamelis ou le fragon.
  • protéger les parois veineuses, le marron d’Inde, la vigne rouge, le cyprès ou les pépins de raison sont à privilégier.
  • fluidifier le sang veineux, ce sera le ginkgo biloba ou le mélilot.

à en poudre de plante 200 mg : 1 à 2 gélules matin et midi selon l’intensité des lourdeurs.

Ces remèdes sont à prendre sans discontinuer pendant toute la période chaude. Car le meilleur traitement est toujours la prévention. Il limitera les sensations de lourdeur, mais aussi l’évolution vers les varicosités toujours dommageable.

Le monde de l’invisible

« Tu peux me citer un homme qui accorde du prix au temps, qui connaisse la valeur d’une journée, qui comprenne qu’il meurt chaque jour ? Notre erreur, c’est de voir la mort devant nous. Pour l’essentiel, elle est déjà passée. La part de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis-toi de chaque heure. Tu seras moins dépendant de demain si tu t’empares d’aujourd’hui. On remet la vie à plus tard. Pendant ce temps, elle passe » Sénèque.

Le temps

La compréhension du temps est sans doute le plus grand challenge qu’affronte  la science d’aujourd’hui.

Mais tout d’abord qu’est-ce que le temps ? Une définition énonce : « mouvement ininterrompu par lequel le présent devient le passé, considéré souvent comme une force agissant sur le monde et sur les êtres ».

Ensuite, le temps s’écoule-t-il partout dans l’univers à la même vitesse ? Nous arrivons là à la notion de la relativité du temps décrite par Einstein. Le temps est influencé par la gravité. Ainsi des régions de l’espace où la gravité serait forte n’avanceraient-elles pas à la même vitesse que celles où la gravité est faible ?

Mais aussi à un endroit donné, le temps s’écoule-t-il toujours à la même vitesse ? Car nous avons tous vécus des moments où les secondes semblaient durer des minutes interminables et inversement des heures qui défilaient à une vitesse incroyable. Cela nous donne l’impression que le temps est capable de se dilater ou de se contracter selon les circonstances, mais aussi notre état d’esprit…

Le temps est-il une donnée indépendante ou est-il lié à l’espace et la matière comme semble l’indiquer la célèbre formule e = mc2 (car « c » est la vitesse qui mesure la distance par unité de temps) ? De plus, dans la théorie de la relativité, l’espace et le temps sont conçus comme formant une seule et même entité comme l’énergie et la matière. Nous pourrions ainsi dire que plus il y a d’espace et moins il y a de temps et inversement.

Les temps, passé, présent et futur, se développent-ils successivement comme nous le constatons dans nos existences terrestres ? Certaines théories avancent que les temps passé, présent et futur, se développeraient en même temps, mais comme ils évolueraient à des vitesses différentes, nous n’en prendrions pas conscience. Nous savons que nos actions présentes influencent notre futur, mais influenceraient-elles aussi notre passé ? Cela voudrait-il dire que nous pourrions changer notre passé. Une sacrée perspective qui ouvre de nombreuses possibilités ! Cela rejoint la célèbre phrase de Stephen Hawking qui interroge : « pourquoi se souvient-on du passé et non du futur » ?

Une autre théorie avance que comme l’univers dispose de matière et d’antimatière, selon ce schéma nous pourrions imaginer une région de l’espace où le temps s ‘écoulerait dans le sens que nous connaissons, mais une autre où il serait à l’envers ce qui créerait un équilibre spatio-temporel.

Comme vous le constatez, le temps garde encore bien des mystères et de nombreuses hypothèses souvent bien étayées sont avancées. Nous pouvons aussi nous demander si le temps est identique au nôtre dans les mondes subtils, comme celui où se trouvent les âmes défuntes ? Voire aussi nous demander si le temps existe dans ces lieux. Le temps ne serait-il pas l’apanage dans notre seul univers, nous permettant de vivre ces expériences qui nous font évoluer ?

Quoiqu’il en soit, une dernière théorie me séduit particulièrement : le temps ne serait en fait qu’une succession de temps présent – c’est d’ailleurs le seul moment où l’on est bien et aussi le seul temps où nous pouvons agir sur notre existence – Ainsi à chaque instant, notre pensée attirerait à elle un potentiel qui se manifesterait dans notre matérialité. Car l’univers est un immense champ de potentiels comme je vous l’ai dit dans l’éditorial et notre esprit avec ses pensées conscientes ou inconscientes attire à lui le potentiel qui lui correspond. Nous serions ainsi les metteurs en scène de notre propre vie, la plupart du temps sans même nous en rendre compte.

« Le souvenir fait revivre la peur qui nous a tourmenté et notre capacité à prévoir l’anticipe. Personne ne souffre du seul présent ». Sénèque

Le monde du spirituel

«  Il faut soustraire à la foule les âmes fragiles dont la vertu manque de fermeté. On cède facilement à la majorité. Même Socrate, Caton, Lélius auraient pu être arrachés à leur règle de la vie par une foule aux mœurs contraires aux leurs. A plus forte raison, nous, qui essayons justement de nous forger le caractère. Aucun d’entre nous ne peut faire face à une telle coalition de vices ». Sénèque

Prenez attention et tachez d’être heureux.

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes les personnes.

Dites doucement et clairement votre vérité, et écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant. Ils ont eux aussi leur histoire.

Evitez les individus bruyants et agressifs. Ils sont une vexation pour l’esprit.

Ne vous comparez à personne : vous risqueriez de devenir vain et vaniteux. Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

Soyez toujours intéressés à votre carrière si modeste soit-elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands idéaux ; et partout la vie est remplie d’héroïsme.

Soyez vous-même. Surtout n’affectez pas l’amitié. Non plus, ne soyez pas cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l’herbe.

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d’esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà, d’une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il vous soit clair ou non, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

Prenez attention. Tachez d’être heureux.

Poème écrit en 1927 par Max Ehrmann (1872 – 1945)

Elever son point de vue

Plus la médecine progresse, plus le nombre de malades augmente. Ceci peut paraître une boutade, pourtant il y a plus de 20 millions de personnes atteintes de maladies chroniques en France aujourd’hui. Ceci indique que la médecine soulage et soigne sans obtenir de guérison définitive. Il est donc temps de regarder les choses autrement si nous voulons véritablement atteindre cet objectif. Or comme le disait Einstein, un problème ne se solutionne pas au même niveau que celui qui l’a créé. Il nous faut donc prendre de l’altitude.

Contrairement à ce qu’à laisser entendre Freud, tous nos comportements ne sont pas tributaires de ce qui se passe en-dessous de la ceinture. Nous sommes aussi des êtres doués de conscience et même de spiritualité. Tout en gardant les aspects matériels du traitement d’une maladie, il semble important aujourd’hui de prendre en considération ces autres aspects de notre être et de les inclure dans nos démarches thérapeutiques.

Tout d’abord, chaque maladie possède une double origine à la fois physique et psychologique. La compréhension du sens de notre maladie et surtout la mise en place du changement de vie ou de penser qu’elle demande, assure déjà une étape importante vers la guérison.

Mais aussi la recherche du sens de sa vie constitue un turbo pour surmonter toutes les épreuves fussent-elles de santé. La mise en évidence de nos aspirations, de nos attentes et de nos espoirs secrets indique la route. Elle nous pousse vers ce qu’il y a de meilleur en nous, c’est-à-dire vers l’amour, la compassion et le partage qui permettent de transcender la souffrance et la maladie.

Enfin le développement de notre spiritualité, nous amène peu à peu vers la vacuité, étape ultime de la guérison. Faire tout ce qui est nécessaire pour guérir sur tous les plans et ensuite lâcher-prise… se laisser aller dans ces forces puissantes et magnifiques qui dépassent notre entendement… la prière, la méditation et surtout le silence permettent d’atteindre ce niveau le plus élevé de notre être – que certains appelleront notre âme – qui contient en lui tous les possibles, mais aussi ne nous apportera que le meilleur.

 « Il nous faut régler chaque journée comme si elle devait fermer la marche, mettre un terme à notre vie, un point final ». Sénèque



1 Commentaire/par
1 réponse
  1. Zelmat Isabelle
    Zelmat Isabelle dit :

    Cher Docteur Bodin,

    Je suis emplie de joie à la lecture de votre lettre d’octobre !

    Pourquoi ?
    Tout d’abord, la majorité des « docteurs » que j’ai rencontrés dans ma vie, n’étaient pas et pour certains, ne sont toujours pas « conscients » à cette vision que la « maladie  » à toujours une source psychologique. Cela permettrait à bien des « malades » de guérir, si ce champ leur était proposés, en respect à leur individualité.

    Ensuite, nous rappeler les pensées de nos « anciens », et ici, celles de Senèque m’ont offert un apaisement ainsi qu’une confiance en ce que je suis et désire au plus profond de mon Etre « être et partager ». Merci !

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