Généralités sur les maladies auto-immunes

Notre système immunitaire est chargé de nous défendre contre les agressions extérieures : bactéries, cellules anormales, toxiques… Il est ainsi capable de faire la distinction entre le « soi » et le « non-soi ». Il s’agit d’une machinerie admirable qui agit généralement avec beaucoup d’efficience.

Cependant quelquefois, il lui arrive de se tromper (ou d’être trompé) et il se met à diriger des anticorps contre des organes ou des tissus appartenant à l’organisme lui-même. Cela peut être par exemple, contre la peau, ce qui donnera une sclérodermie, ou contre la synoviale ce qui produira une polyarthrite rhumatoïde, etc. On parle alors d’auto-anticorps.

Ces auto-anticorps viennent agresser et dégrader le tissu visé. Ils entraîneront de graves lésions de l’organe ou/et une malfonction de l’organisme. Ce phénomène induit un ensemble de troubles qui sont réunis sous la dénomination générale de maladies auto-immunes (MAI).

Ces MAI sont des maladies chroniques qui doivent souvent être traitées à vie… Elles sont fréquentes. Elles représentent même la troisième cause de maladies après les maladies cardiovasculaires et les cancers. Elles surviennent généralement chez des personnes jeunes, néanmoins leur fréquence semble augmenter avec l’âge ces dernières décennies.

LES DIFFERENTES MALADIES AUTO-IMMUNES

Selon le tissu visé par les auto-anticorps, il existe deux catégories de MAI:

  • celles qui dégradent un tissu présent en de multiples endroits (systémiques) du corps
  • celles qui attaquent un organe spécifique.

Voici les principales MAI :

  1. MAI systémiques :
  • Lupus érythémateux disséminé,
  • Polymyosite,
  • Sclérodermie,
  • Artérite temporale,
  • Syndrome de Sharp,
  • Polyarthrite rhumatoïde,
  • Syndrome CREST,

 

  1. MAI spécifiques d’organes :
  • Thyroïdite de Hashimoto,
  • Maladie de Basedow
  • Diabète de type 1 (insulino-dépendant),
  • Maladie d’Addison,
  • Anémie hémolytique auto-immune,
  • Hépatite auto-immune,
  • Gastrite de type A et Anémie de Biermer,
  • Myasthénie,
  • Pemphigus,
  • Maladie de Gougerot-Sjögren,
  • Maladie coeliaque,
  • Maladie de Biermer,
  • Syndrome de Goospasture,
  • Cirrhose biliaire primitive,
  • Dermite herpétiforme,
  • Maladie de Wegener,
  1. Maladies suspectées d’être des MAI :
  • Vitiligo,
  • Maladie de Crohn,
  • Rectocolite hémorragique,
  • Cystite interstitielle,
  • Maladie de Behçet,
  • Neuromyotonie,
  • Psoriasis,
  • Sclérose en plaques.

CAUSES DES MALADIES AUTO-IMMUNES

L’origine précise des maladies auto-immunes (MAI) n’est pas connue. Plusieurs hypothèses sont avancées. Elles peuvent d’ailleurs très bien se compléter les unes les autres.

  1. Piste génétique : La médecine moderne s’oriente surtout vers la piste génétique, très à la mode actuellement ou des anomalies du système HLA (antigène situé sur les tissus). Par exemple, la présence du HLA B27 est un facteur de risque de spondylarthrite ankylosante. Mais en fait, ce ne sont que des prédispositions, car leur présence n’est pas synonyme obligatoirement de survenue d’une MAI au cours de la vie.
  2. La piste intestinale : Le Dr Seignalet a remarqué une autre origine possible aux MAI : les troubles d’absorption au niveau de l’intestin grêle dû à un excès de perméabilité (hyperperméabilité du grêle). Il en découle une entrée massive de polluants et de toxiques en tout genre (qui induisent une acidose de l’organisme). Ces produits vont alors produire une intoxication générale de l’organisme possible responsable diverses maladies.

Évidemment, tout ce qui dégrade l’intestin peut favoriser à plus ou moins long terme la survenue d’une MAI : le stress, l’abus de médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires, cortisone…), les toxiques (mercure, plomb, aluminium…), une alimentation irritante et polluée, les radiations…

  1. La piste toxinique : Une autre possibilité qui complète la précédente est que certains toxiques (surtout les métaux lourds : plomb, mercure… aluminium) possèderaient des structures moléculaires proches de structures tissulaires. L’organisme créera dans un premier temps, des anticorps contre ces toxiques ; et par la suite, prendra les tissus de même structure pour cibles et les attaquera à leur tour… créant ainsi des auto-anticorps.
  2. La piste médicamenteuse : Dans le même esprit, les médicaments (β-bloquants, anti-hypertenseurs, anti-épileptiques) et les vaccins pourraient induire des MAI, en trompant l’organisme avec des molécules ou des fragments de virus ou de bactéries semblables à certaines substances présentes dans l’organisme, ce qui conduirait aussi à la formation d’auto-anticorps ou à la stimulation de gènes endormis.
  3. La piste infectieuse : Une autre piste très prometteuse est la piste infectieuse. En effet, tous les jours de nombreux germes attaquent notre organisme. Ils passent aussi la muqueuse intestinale lorsque le grêle est perméable. Le système immunitaire répond en induisant des anticorps et des lymphocytes pour éliminer les importuns. Mais il arrive que certains germes perdurent ou se réactivent ultérieurement. Ils peuvent aussi se localiser dans des endroits anormaux comme le chlamydia pneumoniae au niveau du cerveau. Il interviendrait alors dans la survenue de la maladie d’Alzheimer.

Mais on connaît aussi de nombreux germes pouvant le faire pour d’autres maladies comme les germes : yersinia brucella ou klebsiella pneumonia pour la spondylarthrite ankylosante. Ces infections chroniques souvent silencieuses vont faire déraper puis épuiser le système immunitaire, mais aussi comme pour les toxiques précédemment décrits, elles vont tromper l’organisme et favoriser le développement de certains auto-anticorps.

  1. Le stress est un facteur fortement suspecté de favoriser la survenue de MAI. Cela semble logique lorsque l’on connaît les implications du stress sur le système immunitaire (via le système hormonal). Dans le même ordre d’idée, la dépression induit une exacerbation de l’auto-immunité naturelle.

 

SIGNES, BILANS ET TRAITEMENTS CONVENTIONNELS DES MALADIES AUTO-IMMUNES

Le diagnostic des Maladies Auto-Immunes (MAI) est un temps essentiel dans cette pathologie. Il n’existe pas de signes physiques communs à toutes les MAI pouvant permettre d’évoquer ce type de maladie de manière sûre.

Les symptômes d’appel sont différents pour chaque maladie : douleurs dans la polyarthrite rhumatoïde, sécheresse oculaire dans la maladie de Gougerot-Sjögren, baisse de la force musculaire dans la myasthénie, etc. Ces signes permettent déjà de suspecter le diagnostic.

Les analyses sanguines :

Les analyses sanguines donnent des résultats variables selon les MAI, mais elles ont en commun la présence d’un syndrome inflammatoire chronique qui se traduira par une élévation de la vitesse de sédimentation et de la PCR (Protéine C réactive).

La recherche et le dosage de certains anticorps (ac) permettent d’établir de façon certaine le diagnostic. Chaque MAI possède ces propres auto-anticorps comme les ac anti-endomysium et anti-transglutaminase pour la maladie coeliaque, les facteurs rhumatoïdes pour la polyarthrite rhumatoïde, les ac anti-ADN natifs du lupus érythémateux disséminé (LED), etc.

Il est également possible de rechercher certains antigènes tissulaires HLA qui sont présents dans certaines MAI comme le HLA DR3 présent dans 50% des thyroïdites de Hashimoto et dans 63% des maladies de Gougerot-Sjögren, ou le HLA DRA(b) dans 90% des pemphigus vulgaires, le HLA B27 dans 90% des spondylarthrites ankylosantes… La présente d’un HLA typique est argument de plus en faveur du diagnostic de la MAI recherchée.

L’évolution des MAI :

L’évolution des MAI est chronique avec des périodes d’accalmies entrecoupées de périodes de poussées souvent violentes. Elle s’étend sur de nombreuses années, généralement à vie. Elles évoluent progressivement vers une dégradation de plus en plus marquée du tissu agressé entraînant des gênes de plus en plus douloureuses et invalidantes.

Le traitement conventionnel :

Comme souvent, le traitement conventionnel va rendre d’immenses services pour stopper une poussée évolutive et soulager les personnes malades. Les traitements naturels trouveront une place de choix dans le traitement de fond et le traitement préventif des poussées.

Une fois le diagnostic de la MAI établi, il faut rechercher l’existence d’atteinte des organes clés de l’organisme : cœur, cerveau, rein, appareil digestif… ce qui caractérisent les MAI sévères dans lesquels le pronostic vital peut être engagé et nécessitant alors une thérapie agressive afin d’en stopper l’évolution. De même l’existence d’une poussée devra bénéficier d’un traitement énergique afin d’être stoppée. Ce traitement sera diminué progressivement sur plusieurs mois, une fois la situation stabilisée. Le relais sera pris par le traitement de fond.

La médecine moderne utilise généralement une stratégie d’immunosuppression non spécifique (surtout au moment des poussées de la maladie) :

Cortisone (corticoïdes) en cures courtes pour bloquer une poussée ou en traitement au long court pour des maladies avancées. Ils sont prescrits pour leur action immunosuppressive et anti-inflammatoire. Ils sont efficaces pour stopper la maladie et faire régresser une poussée évolutive. Ils ont par contre des effets indésirables (lors des prises au long court) comme la prise de poids, l’hypertension artérielle, la baisse du potassium et la montée da la glycémie (sucre sanguin), l’ostéoporose, l’acné, l’ostéonécrose… Lors des traitements corticoïdes au long court, un régime sans sel doit lui être obligatoirement associé. L’arrêt du traitement doit être très progressif afin de s’assurer de la non-reprise de la maladie et de la relance de la surrénale (qui a été bloquée par le traitement)

– Anti-mitotiques : cyclophosphamides, méthotrexate, azathioprine, cyclosporine… Ce sont des traitements également utilisés comme chimiothérapie dans le cancer. Ils induisent un risque d’infections, de chute immunitaire et des effets secondaires propres à chaque remède. Ils nécessitent une surveillance rigoureuse.

 

D’autres traitements sont utilisés dans des circonstances spécifiques comme :

  • Dérivés de chloroquine (Nivaquine), dans le lupus érythémateux disséminé.
  • Sels d’or dans la polyarthrite rhumatoïde,
  • Immunoglobulines en intraveineuse, dans le purpura thrombopénique idiopathique, la maladie de Kawasaki…
  • Anticorps monoclonaux, dont le TNF alpha (TNFα) souvent utilisé dans la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn.
  • Plasmaphérèse qui consiste à drainer les anticorps toxiques dans certaines circonstances graves et MAI évoluée.

Enfin le traitement consistera à :

  • Soulager de la douleur (antalgiques),
  • Gérer des pertes de fonctions : exercice physique, kinésithérapie, ergothérapie, balnéothérapie, thermalisme…
  • Psychothérapie de soutien.

 

TRAITEMENTS NATURELS DES MALADIES AUTO-IMMUNES

Les traitements naturels s’attaqueront d’abord aux origines de la Maladie Auto-Immune (MAI) en les bloquant à tous les niveaux :

  1. L’origine des maladies auto-immunes provient très souvent d’un excès de toxiques (polluants, colorants et additifs alimentaires, pesticides, médicaments, vaccins, métaux lourds, amalgame dentaire, infection, hyperacidité, stress…) qui encrassent l’organisme et le trompent , ce qui induit la formation d’auto-anticorps. L’entrée de ces toxiques est encore accentuée en cas d’intestin dégradé (mauvaise digestion, ballonnement, troubles du transit…). Le traitement consiste donc, en première intention, à supprimer tous les polluants de notre environnement (maison et travail)… Il est conseillé également que la personne s’éloigne des émissions de champs électromagnétiques qui sont également capables de perturber son système immunitaire.
  2. Ensuite, les régimes alimentaires du Dr Kousmine et Dr Seignalet sont toujours indispensables. Ils consistent en une alimentation simple essentiellement biologique et non raffinée. Ils permettront d’une part d’éviter les polluants, mais aussi de renforcer la barrière intestinale qui fait obstacle à l’entrée de nouveaux toxiques dans le corps…

Ce régime consiste à privilégier les fruits, les légumes et les crudités accompagnés d’huile d’olive et de colza (de première pression à froid biologique). Il convient, par contre, d’éliminer complètement les sucreries (et édulcorants), les laitages de vache (tous), le gluten (contenu dans le blé, l’orge, le seigle, l’avoine, le maïs) et de limiter les viandes, surtout viandes rouges et charcuteries.

Attention également au café, au thé et aux alcools qui sont à consommer avec une extrême modération.

Il faudra donc privilégier le cru et la cuisson à basse température (moins de 120°C) et à la vapeur (pas de micro-ondes). Cette alimentation permettra d’apporter les nutriments nécessaires à l’organisme, mais aussi, et surtout, de préserver l’intestin.

  1. Pour reconstituer la barrière intestinale, il conviendra en plus de prendre des probiotiques (tous les jours pendant 4 mois au moins) et un verre d’eau argileuse (argile verte) le soir au coucher.
  2. Une fois la porte d’entrée des toxiques fermée, l’étape suivante consistera à détoxiquer l’organisme des polluants et des toxiques qui s’y trouvent. Il faudra aussi agir conjointement sur l’acidose de l’organique (souvent liée à l’excès de toxines).

Pour cela, il faudra avoir recours à un apport conséquent de minéraux par l’alimentation (fruits et légumes), mais aussi avec les algues (spiruline), la prèle, le Green Magna, les sels de Schüssler (prendre les 12 sels ensemble)… en association avec de la vitamine D3 (1.400 à 2.000 ui/j).

Les antioxydants sont également importants notamment le SOD (Super Oxyde-Dismutase) et le Co-enzyme Q10, mais aussi l’acide α-lipoique, le zinc et le soufre (glutathion, N acétyl-cystéine). L’iode pourrait également être utile, mais ce sujet est controversé.

Les vitamines B (B1, B6 et B12) sont d’excellents compléments avec le calcium (Orotate : 3 gélules/j) et le magnésium (D-Stress : 4 cp/j).

Pour détoxiquer l’organisme, il est possible aussi de s’aider d’ail simple et d’ail d’ours, de chardon marie, d’aloe vera… de plantes stimulant le foie et les reins (ribes nigrum, berberis, raphanus, taraxacum) ainsi que d’une bonne hydratation, la transpiration, les saunas aux infrarouges lointains, etc.

  1. 5. La micro-immunothérapie intervient au niveau immunitaire après un bilan (typage lymphocytaire, typage HLA, recherche des anticorps auto-immuns, sérologie virale ou bactérienne). Selon les résultats, le traitement intervient à plusieurs niveaux : sur les cytokines (IL1, TNFα, IL6) générant l’inflammation, sur les auto-anticorps (qui sont à moduler) et sur les germes réactivés (sources de la MAI). La micro-immunothérapie permet ainsi de rétablir l’harmonie du système immunitaire.
  2. Le Silicium organique est un excellent anti-inflammatoire. Il intervient sur l’immunité et tonifie la muqueuse intestinale. Il rééquilibre également le potentiel électrique des membranes cellulaires qui permet à la cellule d’assimiler les nutriments et d’éliminer ses déchets, mais aussi de réagir aux auto-antianticorps. (3 cuillères à soupe de silicium organique G5 avant les 3 repas).
  3. La relance immunitaire est souvent un atout supplémentaire : les Oligosol de cuivre-or-argent, manganèse-cuivre et soufre (une dose/j en alternant les trois produits), l’Ecomer, la propolis, le maïtake, le lapacho sont autant de traitements possibles.
  4. Les traitements de fond :
  • Les plantes africaines du Dr Tubéry : La Sélongénine qui est un extrait de Sécuridaca longepedunculata salifié au magnésium, est active sur les auto-anticorps (1 comprimé pour 20 kg et par jour). Son effet est apprécié au bout de 1 à 2 mois. Elle existe également en gel pour les problèmes cutanés. On peut l’associer au DPG (2 comprimés/j) dans les polyarthrites et à la Daphoside dans les lupus, la thyroïdite et la maladie de Crohn.
  • Le bilan du CEIA : l’examen protéinogramme (étude d’une cinquantaine de protéines actives du sang) fait un inventaire du système immunitaire et des différents organes de l’organisme. En plus, il permet de déterminer un traitement à base de plantes, d’huiles essentielles et d’organothérapie capables d’améliorer très efficacement l’état de la personne.
  • Les Sérocytols sont des immunoglobulines spécifiques de tissus ayant un effet régulateur sur les organes perturbés. Le Sérocytol SRE qui régularise le système immunitaire, est souvent associé aux Sérocytol des organes touchés, par exemple Sérocytol articulaire dans les polyarthrites, Sérocytol côlon dans la maladie de Crohn, Sérocytol œil dans la maladie de Gougerot-Sjögren, etc.
  • L’Organothérapie peut également intervenir en stimulant le système immunitaire (TRE, Foie, Rate, Thymus en 4CH : 3 granules 1 à 2 fois/j) et les organes touchés (œil total, cartilage, foie, os total, moelle osseuse, etc. en 4CH selon les besoins)
  • Les Acides gras essentiels (oméga 3 et 6) qui ont des actions anti-inflammatoires et immunostimulantes : huile de bourrache et onagre pour les oméga 6, les huiles de poisson et de périlla pour les oméga 3.
  • Les Champs électromagnétiques pulsés semblent avoir également un effet. À confirmer.
  • La lutte contre le stress est toujours importante dans le traitement des MAI : acupuncture, homéopathie, plantes, nutriments (sérotonine et magnésium), psychothérapie, sophrologie, méditation, relaxation, EFT, Qi Gong, Taï chi, marche, art-thérapie…

Ainsi, les MAI sont des maladies redoutables par les troubles qu’elles génèrent et leur évolution souvent dramatique. La médecine moderne œuvre avec beaucoup d’efficacité sur les poussées aiguës et les situations avancées de ces maladies. Il est par contre, dommage que les traitements naturels soient laissés de côté. Car ils peuvent apporter une aide inestimable aux personnes malades en stoppant leur maladie et en leur redonnant, dans de nombreuses situations, une vie quasiment normale…

 

 



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