Faut-il se méfier du vaccin anti-papillomavirus ?

A l’heure où la campagne de vaccination contre la papillomavirus bat son plein, déjà plus 1,4 millions de doses de Gardasil® ont été vendues, rien que pour la France. Il est grand temps d’étudier objectivement les intérêts et les inconvénients de cette pratique. Le but de cette vaccination de masse est de protéger les jeunes filles contre le germe papillomavirus et par ce biais, de leurs éviter le risque de cancer du col de l’utérus.

Pour bien comprendre la situation, il faut revenir un instant sur le Virus du Papillome Humain (HPV) et sur les causes du cancer du col de l’utérus.

Le HPV est un virus extrêmement fréquent et banal. Il existe environ une centaine de HPV différents. Certains sont responsables des verrues et des condylomes alors que d’autres induisent des cancers du col utérin mais aussi des cancers de l’anus (60 à 80% de cas), de la vulve, du vagin, du pénis, de la sphère ORL et même de la peau… Le HPV est transmis par simple contact. Cependant la simple présence de ce virus au niveau du col utérin n’est pas significative d’une maladie. Il est simplement un indicateur d’une activité sexuelle banale. Seuls les HPV 16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52 et 58 ont un potentiel cancérogène. Et parmi ces derniers, les HPV 16 et 18 sont présents dans 70 % des cancers du col utérin. Il faut savoir que 75% des HPV potentiellement cancérigènes disparaissent spontanément, c’est à dire sans traitement… et même à des stades avancés de l’infection (CIN3). Ce n’est que la persistance d’un HPV pendant plusieurs années, qui risque d’induire un cancer du col. Ce temps est largement suffisant pour son repérage par les dépistages systématiques. En définitive, seuls 0,3% des infections à HPV évoluent vers un cancer. Je rappellerai également qu’il existe des remèdes pour traiter le HPV : la podophylline, l’acide trichloro-acétique, la vitamine A, les huiles essentielles, les ovules au lactobacillus, les champignons japonais, la micro- immunothérapie…

Le cancer du col de l’utérus a touché 3068 femmes en 2005 (8 femmes sur 100.000) dont 1067 décès. C’est la deuxième cause de décès par cancer chez la femme. Les différents HPV sont l’origine principale du cancer du col utérin (80%). Mais il existe aussi d’autres causes comme le tabagisme, la pilule, les carences (vitamines B, zinc, folate, sélénium…), les autres infections sexuellement transmissibles et les déficits immunitaires essentiellement. Actuellement nous avons à notre disposition un dépistage efficace à 100% avec le frottis et le test HPV. C’est d’ailleurs le frottis qui fait que ce cancer est en nette diminution ces dernières années (bien avant l’arrivée du vaccin). La venue du test HPV va encore renforcer ce décroissance.

Du coté des vaccins (Gardasil® et Cervarix®), nous avons affaire à des vaccins récents qui ne disposent pas de beaucoup de recul : seulement 6 ans pour le Cervarix®. Nous ne savons ce que donnera l’immunité à long terme. On parle déjà d’un rappel à 5 ans. Faudra-t-il se faire vacciner tous les cinq ans pendant toute sa vie ? Est-ce que ces vaccins seront efficaces chez toutes les femmes ? Et au-delà de cela, nous ne savons même pas aujourd’hui si il sera réellement efficace pour réduire la fréquence et la mortalité du cancer du col… On espère qu’il le fera, c’est tout ! Les modèles épidémiologiques optimistes font état d’une réduction de mortalité

de 100 femmes par an… en 2060, grâce au vaccin ! Ce serait toujours bon à prendre, si il n’y avait pas le revers de la médaille… c’est à dire les effets indésirables du vaccin. La mise rapide sur le marché du vaccin, à bâcler les études d’innocuité et tolérance qui sont toujours en cours…

Le laboratoire du Gardasil® ne fait officiellement état comme effets indésirables que de fièvre, d’irritation au lieu d’injection, d’allergie, de syncope d’arthromyalgies qui ont tous été spontanément réversibles. Mais selon d’autres sources, notamment le journal médical allemand « Deutsches Arztebatt », il y aurait eu des problèmes beaucoup plus graves comme des troubles neurologiques (paralysies faciales, syndromes de Guillain Barré, crises d’épilepsie), des fausses couches, de maladies auto-immunes et même de décès (une jeune allemande de 18 ans et une jeune autrichienne de 19 ans)… Mais il est évidemment difficile d’assurer que ces décès soient bien secondaires au Gardasil® injectés quelques jours auparavant. La prise de pilule a même été suggérée comme pouvant en être la cause ! Mais les critiques ne viennent pas que de l’Allemagne. En effet, aux USA, , il serait survenu environ 3600 incidents dont 9 décès. Et d’après le National Vaccine Information Center, il y aurait eu 80 effets secondaires graves sur une période de six mois de vaccinations, avec notamment des asthmes, des problèmes digestifs, des douleurs névralgiques et des appendicites. Ainsi les effets secondaires sont sans doute peu nombreux (compte tenu du nombre de doses injectées), mais semblent très graves.

Par ailleurs, les vaccins ne protégent pas contre tous les HPV cancérogènes. Ils agissent uniquement contre les HPV 16, 18 qui sont certes les plus fréquents, mais ils ne sont pas les seuls. Il existe aussi d’autres causes au cancer du col sur lesquels le vaccin n’intervient pas. D’où la nécessité de poursuivre la surveillance par frottis et test HPV. Or la vaccination risque de démotiver les femmes vaccinées de poursuivre ce dépistage…

Enfin, ces vaccins contiennent du sel d’aluminium (sulfate d’hydroxyphosphate d’aluminium). Or, nous connaissons la nocivité de l’aluminium sur le cerveau. Il est même fortement suspecté d’induire des maladies d’Alzheimer.

Le prix économique de ces vaccinations est énorme. En effet les trois doses de vaccins coûtent entre 330€ et 400€, ce qui ne manquera pas de poser un problème financier aux familles, même si le vaccin est remboursé à 65%. Pour simplement 9% de jeunes filles vaccinées, le budget de la campagne a représenté 150 millions d’euros.

Ainsi, le corps médical de par le monde, commence à se poser beaucoup de questions sur l’intérêt de cette vaccination, mais aussi sur la durée de son immunité, sur son efficacité véritable sur le cancer du col et surtout sur son innocuité… Je pense pour ma part, qu’il est urgent d’attendre au moins, les résultats des études sur la tolérance et l’innocuité de ces vaccins avant de décider quoique ce soit. Car actuellement le rapport bénéfice/risque ne semble pas pencher en faveur du vaccin antipapillomavirus.

Dr Luc Bodin – septembre 2008



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